Leading with Love
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In 2022, my then 11-year-old child began sharing that he identified as a trans male and wanted to change his name to Austin.
Looking back, that time was a difficult adjustment for me—not because I wasn’t proud of Austin for feeling safe enough to live as his authentic self, but because I was grieving. I was letting go of the name and the life I had once imagined for the child I gave birth to.
What I have come to understand is this: both things can exist at once. As parents, we can hold space for our own emotions while still showing up with love, respect, and unwavering support for our children.
I walked that road carefully. I tried to ensure I wasn’t being insensitive, that I was learning and unlearning, and that my child always knew he was deeply loved and accepted.
In the years leading up to that moment, there had been signs—things I had simply understood as androgyny. Austin had moved from loving bows and dresses to preferring superheroes and shopping in the boys’ section. I supported him in expressing himself in whatever ways felt most comfortable. Still, 2022 felt like a turning point that arrived all at once.
That was also the year he chose to cut his waist-length hair very short. I remember feeling proud—and at the same time, worried. Not about who he was becoming, but about how the world might treat him. Would people accept him? Would they be kind?
These are questions too many families are forced to carry alone.
I never felt shame or embarrassment—only love—but I struggled with how to talk about this with family and friends. I sought out online communities for parents of trans youth, hoping for support, but often found judgment instead. There was little room for honest conversations about the complexity of parenting through change.
And that’s a gap we need to address.
Parents need spaces where they can learn, ask questions, process their emotions, and grow—without fear of being shamed. Because when parents are supported, our children are supported.
Now, in 2026, after years of growth and learning, I had the opportunity to attend a work presentation through Interwoven Connections. There, we were introduced to an organization called OutLoud in North Bay. The Executive Director, a trans man, shared his story and provided meaningful education around language and lived experiences within the 2SLGBTQIA+ community.
I also learned about a program they offer for trans youth. Through dedicated funding, they provide a binder clinic where a seamstress creates custom binders and educates youth on safe and proper use—something that can be life-changing for a young person navigating gender identity.
Through this connection, Austin and I have been invited to visit so he can receive his first custom binder.
This moment is about more than a binder. It is about dignity. It is about safety. It is about a young person being seen, affirmed, and supported in who they are.
It has also created a beautiful opportunity for connection between my son and me—one grounded in trust, growth, and mutual understanding.
As a Peer Connector, my role is rooted in authentic connection. But I stand here not only as a professional—I stand here as a parent who is still learning, still growing, and still advocating.
Here, I am encouraged and accepted in every step of my journey, both as a parent and as a professional.
Because this journey has made one thing very clear to me:
Support should not be hard to find. Acceptance should not be conditional. And no parent or child should have to navigate this alone.
We all have a role to play—whether as parents, professionals, educators, or community members. We must create spaces where trans youth are not only accepted, but celebrated. Where families are supported, not judged. And where learning is ongoing, compassionate, and accessible.
So I invite you to reflect:
How are you creating safer spaces in your own life?
How are you showing up for trans youth and their families?
And what can you do—today—to move from awareness to action?
Because our children deserve more than tolerance.
They deserve understanding.
They deserve advocacy.
And above all—they deserve to be exactly who they are, without fear.
Guider avec amour
En 2022, mon enfant, alors âgé de 11 ans, a commencé à me confier qu’il s’identifiait comme un homme transgenre et qu’il souhaitait changer son prénom pour Austin.
Avec le recul, cette période a été une période difficile à vivre pour moi — non pas parce que je n’étais pas fière d’Austin, qui se sentait suffisamment en sécurité pour vivre en accord avec son identité authentique, mais parce que j’étais en deuil. Je devais renoncer au prénom et à la vie que j’avais autrefois imaginés pour mon enfant.
Ce que j’ai fini par comprendre, c’est ceci : les deux peuvent coexister. En tant que parents, nous pouvons laisser de la place à nos propres émotions tout en continuant à offrir à nos enfants amour, respect et soutien indéfectible.
J’ai emprunté ce chemin avec prudence. J’ai veillé à ne pas manquer de sensibilité, à apprendre et à désapprendre, et à ce que mon enfant sache toujours qu’il était profondément aimé et accepté.
Au cours des années qui ont précédé ce moment, il y avait eu des signes — des choses que j’avais simplement interprétées comme de l’androgynie. Austin était passé de l’amour des nœuds et des robes à une préférence pour les super-héros et au magasinage dans le rayon des garçons. Je l’ai soutenu pour qu’il s’exprime de la manière qui lui semblait la plus confortable. Pourtant, 2022 a été un tournant qui s’est produit d’un seul coup.
C’est aussi l’année où il a choisi de couper très court ses cheveux qui lui arrivaient à la taille. Je me souviens m’être sentie fière — et en même temps inquiète. Pas à propos de la personne qu’il était en train de devenir, mais de la façon dont le monde pourrait le traiter. Les gens l’accepteraient-ils ? Seraient-ils bienveillants ?
Ce sont des questions que trop de familles sont contraintes de porter seules.
Je n’ai jamais ressenti de honte ni d’embarras — seulement de l’amour — mais j’ai eu du mal à trouver comment en parler avec ma famille et mes amis. J’ai cherché des communautés en ligne pour les parents de jeunes trans, dans l’espoir de trouver du soutien, mais j’ai souvent été confrontée à des jugements. Il y avait peu de place pour des conversations honnêtes sur la complexité de l’éducation des enfants en période de changement.
Et c’est une lacune à laquelle nous devons remédier.
Les parents ont besoin d’espaces où ils peuvent apprendre, poser des questions, faire de la place à leurs émotions et évoluer — sans craindre d’être jugés. Car lorsque les parents sont soutenus, nos enfants le sont aussi.
Aujourd’hui, en 2026, après des années de croissance et d’apprentissage, j’ai eu l’occasion d’assister à une présentation professionnelle organisée par Connexions Entrelacées. Là-bas, on nous a présenté une organisation appelée OutLoud à North Bay. Le directeur général, un homme transgenre, a partagé son histoire et offert des repères importants sur le langage et les réalités vécues au sein de la communauté 2SLGBTQIA+.
J’ai également découvert un programme qu’ils proposent aux jeunes trans. Grâce à un financement dédié, ils offrent une clinique de binders où une couturière fabrique des binders sur mesure et informe les jeunes sur leur utilisation sécuritaire — quelque chose qui peut transformer la vie d’un jeune qui explore son identité de genre.
Grâce à ce contact, Austin et moi avons été invités à nous rendre sur place pour qu’il puisse recevoir son premier binder sur mesure.
Ce moment va bien au-delà d’un simple binder. Il est question de dignité. Il est question de sécurité. Il est question d’un jeune qui est vu, reconnu et soutenu tel qu’il est.
Cela a également créé une belle occasion de renforcer le lien entre mon fils et moi — un lien fondé sur la confiance, l’évolution et la compréhension mutuelle.
En tant qu’Intervenant(e) en soutien et pair-aidance, mon rôle repose sur une connexion authentique. Mais je ne me tiens pas ici uniquement en tant que professionnelle — je me tiens ici en tant que parent qui continue d’apprendre, de grandir et de défendre.
Ici, je suis encouragée et acceptée à chaque étape de mon parcours, tant en tant que parent qu’en tant que professionnelle.
Car ce parcours m’a fait comprendre une chose très clairement :
Le soutien ne devrait pas être difficile à trouver. L’acceptation ne devrait pas être conditionnelle. Et aucun parent ni aucun enfant ne devrait avoir à traverser cela seul.
Nous avons tous un rôle à jouer — que ce soit en tant que parents, professionnels, éducateurs ou membres de la communauté. Nous devons créer des espaces où les jeunes transgenres sont non seulement acceptés, mais aussi célébrés. Où les familles sont soutenues, et non jugées. Et où l’apprentissage est continu, empreint de compassion et accessible.
Je vous invite donc à réfléchir :
Comment créez-vous des espaces plus sûrs dans votre propre vie ?
Comment êtes-vous présent·e auprès des jeunes transgenres et de leurs familles ?
Et que pouvez-vous faire — dès aujourd’hui — pour passer de la prise de conscience à l’action ?
Car nos enfants méritent plus que de la tolérance.
Ils méritent de la compréhension.
Ils méritent qu’on prenne leur défense.
Et par-dessus tout — ils méritent d’être exactement qui ils sont, sans crainte.