Holding Both: Family Day, Adoption, and Making Space for What’s True
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This piece discusses adoption, loss, and holidays. It is shared with care for adoptees and others for whom these topics may bring up grief, longing, or mixed emotions.
This piece is written from the perspective of an anonymous adoptive parent in our Peer to Peer Support Network, with deep respect for adoptee voices. It is shared knowing that adoptees may be reading quietly, carrying their own truths.
I’m an adoptive mom to two kids, and I’m continually learning from them. Like many families built through adoption, our story is complex. It is full of love, joy, gratitude, and also grief, longing, and complicated feelings that don’t always fit neatly into greeting cards or holiday calendars.
Recently, my daughter shared something brave and honest with me. She told me that while most holidays are hard, Family Day feels almost impossible to celebrate.
Not because she doesn’t love our family. Not because she owes anyone gratitude. But because a day designed to celebrate “family” shines a bright light on everything she has lost.
When Celebration Collides with Loss
Family Day is often framed as simple and cheerful, a long weekend, matching pyjamas, smiling photos, and messages about togetherness. But for many adopted children, and for children impacted by separation, loss, foster care, or trauma, this day can stir up deep and conflicting emotions.
Adoption begins with loss. For the child, no matter how loving the adoptive home, there is always a before. There are first families, first connections, and first identities that were disrupted or severed. A holiday that celebrates family can quietly amplify the ache of what isn’t there.
My daughter helped me see that for her, Family Day doesn’t feel like a celebration, it feels like a painful reminder.
And once I really listened, I knew the most important thing I could do was not fix it, reframe it, or cheerlead her into gratitude.
It was to honour it.
Honouring Their Truth, Even When It’s Hard
As parents, especially permanency parents, it can be tempting to want our kids to feel happy, secure, and at ease. We want to protect them from pain. We want to believe that love alone can heal everything.
But connection doesn’t come from minimizing hard truths. It comes from making room for them.
Honouring our kids’ experiences means:
Believing them when they tell us something hurts
Allowing grief to exist alongside love
Letting go of the need for holidays to look a certain way
When my daughter said Family Day felt impossible, what she was really saying was: “I need you to see all of me.”
And that is something I never want to miss.
Making Space for New Traditions
So instead of forcing celebration, we’re doing something different, and staying open to changing it again as our kids’ needs evolve.
We’re loosening our grip on what Family Day is “supposed” to be and creating space for what our kids actually need.
For us, that might look like:
Naming the loss instead of avoiding it
Allowing sadness without rushing to silver linings
Choosing rest, comfort, or quiet connection over activities
Giving our kids permission to opt out
Some years, that might mean a walk, a movie, or simply staying home together with no expectations. Other years, it might mean doing something meaningful that acknowledges where they come from as well as where they are now.
The goal isn’t to erase pain. It’s to say: Your pain belongs here too.
Holding Both
Adoption teaches us that two things can be true at once.
Our kids can love their adoptive family and miss their first family—or feel anger, confusion, numbness, or distance. They can feel safe and feel grief. They can be deeply connected and profoundly sad.
Family Day, for us, is becoming less about celebration and more about presence, about staying with discomfort without trying to resolve it. Less about performance and more about permission.
Permission to feel. Permission to speak. Permission to belong exactly as they are.
If you’re an adoptive parent, a caregiver, or someone walking alongside children with complex histories, know this: you are not failing if holidays feel hard, and your child is not ungrateful for feeling conflicted. You are not doing it wrong if your family looks different than the picture-perfect version.
Sometimes the most loving thing we can do is sit with our children in the discomfort and say:
I see you. I believe you. I’m here.
And that, more than any holiday tradition, is what family truly means.
Tenir ensemble : la Journée de la famille, l’adoption et l’espace pour ce qui est vrai
Cet article aborde l’adoption, la perte et les fêtes. Il est partagé avec soin pour les personnes adoptées et toute personne pour qui ces thèmes peuvent faire émerger du chagrin, de la nostalgie ou des émotions mitigées.
Cet article est rédigé du point de vue d’un parent adoptif anonyme de notre Réseau de soutien entre pairs, avec un profond respect pour les voix des personnes adoptées. Il est partagé en sachant que des personnes adoptées peuvent le lire en silence, en portant avec elles leurs propres vérités.
Je suis la mère adoptive de deux enfants et j’apprends continuellement d’eux. Comme beaucoup de familles constituées par l’adoption, notre histoire est complexe. Elle est remplie d’amour, de joie et de gratitude, mais aussi de chagrin, de nostalgie et de sentiments complexes qui ne trouvent pas toujours leur place dans les cartes de vœux ou les calendriers de fêtes.
Récemment, ma fille m’a fait une confidence courageuse et honnête. Elle m’a dit que, si la plupart des fêtes sont difficiles, la Journée de la famille lui semble presque impossible à célébrer.
Non pas parce qu’elle n’aime pas notre famille.
Non pas parce qu’elle doit de la gratitude à qui que ce soit.
Mais parce qu’une journée destinée à célébrer la « famille » met en lumière tout ce qu’elle a perdu.
Quand la célébration se heurte à la perte
La Journée de la famille est souvent présentée comme un moment simple et joyeux : un long week-end, des pyjamas assortis, des photos souriantes et des messages sur la solidarité. Mais pour de nombreux enfants adoptés, ainsi que pour les enfants touchés par la séparation, la perte, le placement en famille d’accueil ou un traumatisme, cette journée peut faire émerger des émotions profondes et contradictoires.
L’adoption commence par une perte. Pour l’enfant, peu importe l’amour présent dans la famille adoptive, il y a toujours un « avant ». Il y a les premières familles, les premières relations et les premières identités qui ont été bouleversées ou rompues. Une fête qui célèbre la famille peut ainsi amplifier, en silence, la douleur de ce qui n’est plus là.
Ma fille m’a aidée à comprendre que, pour elle, la Journée de la famille ne ressemble pas à une célébration, mais plutôt à un rappel douloureux.
Et lorsque je l’ai vraiment écoutée, j’ai compris que la chose la plus importante que je pouvais faire n’était pas de réparer, de recadrer ou de l’encourager à ressentir de la gratitude.
C’était de l’honorer.
Honorer leur vérité, même quand c’est difficile
En tant que parents, et en particulier comme parents offrant un milieu de vie permanent, nous pouvons être tentés de vouloir que nos enfants se sentent heureux, en sécurité et à l’aise. Nous voulons les protéger de la douleur. Nous voulons croire que l’amour, à lui seul, peut tout réparer.
Mais le lien ne se crée pas en minimisant les vérités difficiles.
Il se crée en leur faisant de la place.
Honorer l’expérience de nos enfants, c’est :
Les croire lorsqu’ils nous disent que quelque chose leur fait mal
Laisser le chagrin coexister avec l’amour
Abandonner l’idée que les fêtes doivent se vivre d’une certaine façon
Lorsque ma fille a dit que la Journée de la famille lui semblait impossible, ce qu’elle exprimait vraiment, c’était :
« J’ai besoin que tu me voies telle que je suis. »
Et c’est quelque chose que je ne veux jamais manquer.
Faire de la place pour de nouvelles traditions
Plutôt que de forcer la célébration, nous faisons quelque chose de différent, tout en restant ouverts à la possibilité de changer à nouveau, au fil de l’évolution des besoins de nos enfants.
Nous relâchons notre emprise sur ce que la Journée de la famille est « censée » être, pour créer de l’espace pour ce dont nos enfants ont réellement besoin.
Pour nous, cela peut se traduire par :
Nommer la perte plutôt que de l’éviter
Autoriser la tristesse sans se précipiter vers le « côté positif »
Privilégier le repos, le confort ou une connexion calme plutôt que des activités
Donner à nos enfants la permission de se retirer
Certaines années, cela peut vouloir dire une promenade, un film ou simplement rester à la maison ensemble, sans attentes. D’autres années, cela peut signifier faire quelque chose de significatif qui reconnaît à la fois d’où ils viennent et où ils en sont aujourd’hui.
L’objectif n’est pas d’effacer la douleur.
Il est de dire : ta douleur a aussi sa place ici.
Tenir les deux à la fois
L’adoption nous apprend que deux choses peuvent être vraies en même temps.
Nos enfants peuvent aimer leur famille adoptive et s’ennuyer de leur première famille, ou ressentir de la colère, de la confusion, de l’engourdissement ou de la distance. Ils peuvent se sentir en sécurité et éprouver du chagrin. Être profondément liés et profondément tristes.
Pour nous, la Journée de la famille devient moins une question de célébration qu’une question de présence. De rester avec l’inconfort sans chercher à le résoudre. Moins une performance, plus une permission.
La permission de ressentir.
La permission de parler.
La permission d’appartenir, exactement tels qu’ils sont.
Si vous êtes un parent adoptif, une figure parentale ou une personne qui accompagne des enfants ayant un vécu complexe, sachez ceci : vous n’échouez pas si les fêtes sont difficiles, et votre enfant n’est pas ingrat parce qu’il ressent des émotions contradictoires. Vous ne faites rien de mal si votre famille ne correspond pas à l’image parfaite.
Parfois, la chose la plus aimante que nous puissions faire est de nous asseoir avec nos enfants dans l’inconfort et de leur dire :
Je te vois. Je te crois. Je suis là.
Et cela, bien plus que n’importe quelle tradition des fêtes, est ce que signifie réellement la famille.